Dolmen de Wéris sud
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Dolmen de Wéris sud

MAT44
Rue des Dolmens
Wéris
Durbuy
Durbuy
Ce dolmen composé d'une chambre sépulcrale collective rectangulaire enfermée entre quatre piliers sur lesquels sont posées deux dalles de couverture.

Autre appelation : Menhir d'Oppagne

Le plan du dolmen d'Oppagne ou Wéris sud (Wéris II) est similaire à celui du dolmen de Wéris ou Wéris nord (Wéris I), dont il est distant de 1500 m. Un vestibule ou antichambre, une chambre sépulcrale, une grande dalle postérieure posée à plat. Sa particularité est d'être édifié dans une tranchée creusée transversalement par rapport à la pente du terrain. Cette tranchée d'implantation a été clairement reconnue lors des fouilles. Elle était de 1 à 1,5 m plus large que le noyau du monument.

La chambre, longue de 5 m, large de 1 m près du chevet et de 1,80 m à l'entrée, et haute de 70 à 90 cm, est composée de piliers à droite et à gauche, soutenant trois dalles de couverture (contre deux à Wéris I) et de la dalle de fermeture du chevet .
Les intervalles entre les piliers devaient être bouchés par un remplissage de blocailles.
Derrière l'allée, la fonction de la grande dalle posée sur le sol n'a pas été résolue.

1888 Le dolmen est découvert par un paysan qui labourait son champ à 300 m environ, en face du menhie Danthinne. Il s'agit probablement de Félix Lambert, fils d'Antoine Lambert, cultivateur à Wéris. Il buttait constamment avec sa charrue en labourant sur des pierres enterrées profondément. Le dolmen a été édifié dans une tranchée et recouvert d'un tertre.
Félix et son frère décident alors d'éliminer ces obstacles. Ils commencent à dégager les pierres supérieures. Félix constate alors la similitude avec la disposition du dolmen de Wéris, découvert quelques temps auparavant. Il comprend qu'il vient de mettre à jour le dolmen Sud : le Dolmen d'Oppagne.
Le commissaire-voyer de Barvaux Charneux continue le dégagement du monument.

1890 Orban vide la chambre sépulchrale emplie de sédiments. L'Etat belge acquiert le monument et sa parcelle. On mène alors plusieurs campagnes de fouilles.

1906 Une nouvelle campagne de fouilles se déroule sur le site par de Loë et Rahir.

1987 De nouveaux sondages sont menés par le Service national des Fouilles.

1996 Un chemin dallé de plaquettes de grès-psammite et de calcaire est découvert. Ce chemin faisait probablement le tour de l'édifice.
Il est conservé une portion d'un peu plus d'un mètre carré, le long du côté gauche, et deux dalles en place sont repérées de l'autre côté (le dallage est endommagé, certainement par les fouilleurs du 19è)
On lui attribue un rôle rituel.

1997 La Direction de l'Archéologie de la Région wallonne mène de nouvelles fouilles. 4 menhirs sont redressés sur base d'infos fournies par des fouilles. Des ossements sont découverts. Ils indiquent que 9 personnes au moins y ont été inhumées.
Des morceaux d'un vase sont également retrouvés. Ils sont datés entre 2870 et 2300 avant JC, à l'âge du néolithique.
On y retrouve également un grattoir, un racloir et un percuteur, une pointe de flèche à pédoncule, et des tessons de poterie typiques de la "Civilisation des Gobelets", trace possible de la réutilisation ultérieure du site par rapport à l'origine.
Le dolmen est restauré dans la mesure du possible dans sa configuration originelle. Il est mis en valeur et il est sécurisé.