Promenade dans une ambiance rurale aux confins méridionaux de la commune d’Aywaille, elle débute à la chapelle Sainte-Anne, petit sanctuaire caché dans les bois au sud du massif du Mahousseux.
On gagne ensuite les essarts qui s’ouvrent en direction d’Ernonheid. Là, on y rencontre les hameaux de La Levée et de Faweux, avec son château-ferme où règne le calme de la campagne aqualienne.
Bref, une promenade bien reposante, qui s’articule autour du Ruisseau du Pouhon.
Cette source, selon son importance donne parfois naissance à un ru, voire même à un ruisseau. C’est le cas dans le Bois du Pouhon à Harzé, là où est établie dans un écrin de verdure la mystérieuse chapelle Sainte-Anne ...
La construction de la chapelle remonte au 16è siècle (1524). Il faut savoir qu’au 15è siècle déjà, l’industrie du fer était une activité très répandue à différents endroits du territoire de la commune d’Aywaille. De nombreuses forges et fourneaux virent le jour dans plusieurs villages et plus précisément là ou coulait l’eau nécessaire à leur fonctionnement (les soufflets servant à activer les feux des fourneaux étaient actionnés au moyen d’une roue hydraulique).
Avec le développement de toutes ces activités, les populations s’étaient densifiées aux alentours de Harzé, Nonceveux ou encore Quarreux et souhaitaient disposer d’un lieu de culte afin de satisfaire à leurs obligations chrétiennes.
Le maître des forges, Collienne de Neufforge, dit "des Pouhons", avait établi ses ateliers le long de ce ruisseau. Cet écuyer, seigneur de Warge et de Crossée, était un industriel puissant qui possédait plusieurs établissements C’est lui qui prit l’initiative de faire construire la chapelle tant réclamée.
Quelques fondations de murs sont encore visible depuis le chemin allant de la chapelle au site de barbecue.

Le sanctuaire est élevé pour répondre à l’accroissement incessant de la population du village.
Chaque année, en novembre, la fête de la St-Hubert y est célébrée avec faste.