Esneux
11.95
Il faut signaler une curieuse potale de 1756, si l’on peut ainsi dénommer le remarquable petit monument situé à un carrefour entre le Mont et le centre de la localité. Il s’agit d’une niche ouvragée en pierre, accostée à une haie, et dont la place rationnelle semble être à l’intérieur de quelque église. Sur un socle octogonal, dont elle est séparée par une série d’élégantes moulures, se dresse une niche rappelant trait pour trait une théothèque ; des restes d’emplombage et des bouts de fer à la place des charnières et de la serrure dénotent une solide clôture qui a disparu ; au fond de la niche, un trou rond, percé comme à l’emporte-pièce ; à gauche, une ouverture plutôt carrée, mais à angles arrondis, comme pour y passer la main. Les parois extérieures sont finement sculptées ; à droite, deux personnages debout, dans une attitude presque hiératique, forment cadre pour une scène à deux personnages; derrière le personnage de droite, un autre, plus petit, et comme accroupi.
Sur la face de gauche, sous l’ouverture à forme allongée, une autre scène à deux personnages de moindres proportions. Au-dessus de la niche, un très joli fronton à nervures en coquille surmonte le cintre.
Le socle porte des armoiries en bas-relief plus récentes que la niche : sous les lambrequins un écu porte un lion et, un bureté de trois pièces (1). Ce blason surmonte un cartouche rectangulaire avec l’inscription : Daniel Herman. Jeune homme. C’est le même nom que nous retrouvons sur le socle du crucifix placé au pied du Tilleul des Lognards.
L’inscription « Daniel Herman/jeune homme » nous fait connaître un (ou le) dédicataire du monument. Comment possède-t-il ces armoiries, qui ne paraissent pas être les siennes ? On ne sait. Le même personnage a, en 1771, dédicacé, ou re-dédicacé, la croix du Tilleul des Lognards, qui encore une fois, était antérieure à son intervention. Sommes-nous en présence d’un opportuniste qui se montrait généreux à bon compte en réutilisant, à son profit, des monuments déjà existants ? Quoi qu’il en soit, on ne peut absolument pas admettre la date des environs de 1770 pour la potale de Mont, Elle est antérieure d’au moins un siècle et demi.
(Croix et potales).
Source :
(Extrait de « Histoire de l’ancienne seigneurie et commune d’Aywaille – tome II – Docteur L. Thiry).
Potale de 19è sur tronc du tilleul.
Christ en croix.
Dit kalkstenen kruis van occis, opgericht ter nagedachtenis aan Jean-Joseph Chevron, die stierf op 23-jarige leeftijd, dateert uit 1850.
Cette potale date de 1759.