Marie Gobaille est condamnée à être brûlée, lot de toutes les sorcières révélées durant ces temps obscurs.
Ne l’entendant pas de cette oreille, elle se transforme en cheval et comme une furie, elle commence à semer la terreur dans toute la région de l’ouest de Saint-Hubert : Smuid, Mirwart, Arville, aucun de ces petits villages pourtant d’ordinaire si paisibles, cloisonnés au beau milieu de l’immense forêt ardennaise n’échappe à sa colère.
Excédé, le mayeur d’Arville décide de mener une expédition punitive, afin de la capturer.
Il réunit donc les habitants des villages alentours. Ceux-ci s’arment de bâtons et prennent leurs loups apprivoisés au bout de leur laisse.
Traquée de toutes parts, flairée par les loups, elle finit par être repérée en plein cœur de la forêt.
Sans coup férir, l’un d’entre eux plus hardi parvient à lui trancher la tête à l’aide de sa faux.
Fiers de l’avoir mise hors d’état de nuire, les chasseurs de sorcières promènent sa tête au bout d’un pieu dans tout le village de Mirwart.
C’est depuis lors que les habitants de Mirwart sont appelés les « tièsses di t’chvâ », les têtes de chevaux tandis que les habitants de Smuid sont appelés les Loups !
Cette légende fantastique est rappelée chaque année à l’occasion du carnaval.
Ce massif constitué de rochers calcaires gris perle à noirs, constitue un site archéologique et botanique remarquable. Il fait partie du Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne depuis 2009.
Lieu où la Lesse s’enfonce dans le sol par un siphon vertigineux, dans le massif calcaire de Boine.
Le résurgence se situe au niveau du trou de Han, de l’autre côté de la colline, plusieurs centaines
Il s’agit de deux énormes pierres polies par les eaux.
L’une d’elle est en quartz rose et l’autre en grès, de forme trapézoïdale.
Ce rocher surplombe la confluence de l’Our avec la Lesse.
Une légende locale raconte que l’on y jetait les vieux chevaux dans le précipice.
Un site d’exception classé : un éperon rocheux composé de phyllades, d’une longueur de 1,5 km, 80 mètres au-dessus de l’Ourthe. Cette dernière ne sachant l’éroder, a formé un méandre serré autour de la barrière de roches.
Une anecdote y est liée à Haroun Tazieff, le célèbre géologue. Il a fait une chute de 22 m en escaladant ce rocher (en 1943), dont l’escalade est à présent interdite. On le crut mort mais il s’en tira finalement avec quelques égratignures.
Ce grand massif rocheux est un site d’escalade privilégié en Belgique. Il est inscrit au Patrimoine majeur de Wallonie.