Cette rando de près de 30 km traverse des paysages majoritairement boisés en passant par de nombreux villages typiques de la Famenne et de l’Ardenne : Champlon-Famenne, Grimbiémont, Chéoux, Hodister, Marcourt, Marcouray, Cielle... pour aboutir à la petite perle en plein cœur de l’Ardenne : La Roche !
Des vestiges attestent de la présence de l’homme depuis le Néolithique (entre 7000 et 2500 avant Jésus-Christ).
Hameau au Moyen-Age, faisant partie des dépendances de l’Abbaye de Stavelot, elle est devenue au fil du temps un pôle économique majeur, grâce à sa position à un carrefour de routes en provenance de Liège, Namur et Luxembourg.
Elle obtint sa charte de ville au 13è siècle et fut fortifiée au cours de celui-ci. Elle était sous la protection des comtes de La Roche.
De ces remparts, il subsiste aujourd’hui la Tour de la Juniesse.
Le Couvent des Carmes fut fondé en 1473.
De nombreuses guerres ont éclaté au 16è siècle.
Les murs d’enceinte furent démantelés à la fin du 17è sur ordre de Louis XIV. Le siècle suivant, à la révolution française, le Couvent des Carmes fut fermé.
Au 18è, Marche fut un centre dentellier important. Elle comptait pas moins de 850 dentellières. Il existe encore une académie qui perpétue cette tradition.
Le Musée de la Famenne lui consacre une salle.
La ville a été profondément rénovée depuis le début des années 2000.
Marche fut même lauréate au concours européen des Destinations Européennes d’Excellence en 2011.
On y rencontre aussi plusieurs maisons à colombage.
Fontaines et abreuvoirs y sont également présents.
Sous l’ancien régime, Champlon-Famenne était une commune à part entière.
Avec Marloie et Hollogne, elle a été rattachée à Waha en 1823. Puis Waha fut lui-même rattaché à Marche en 1977.

A l’intérieur, on peut y voir une théothèque qui date du 16è. Les fonts baptismaux sont de la même époque, ainsi que la statue qui représente Saint-Pierre.
Les deux panneaux en bois sculptés datent du début du 17è.
Le maître-autel est de facture classique en bois peint. La toile représente la descente de croix du Christ. Il date du 18è.
La chaire date du début du 19è.
Dans le cimetière tout proche, on y trouve une croix gothique en fer forgé ainsi qu’une pierre tombale d’un chanoine de Grofey datant du 18è.
On peut y admirer plusieurs maisons à colombages et des fermes du 18è et du 19è siècle.
La chapelle date du 11è. Il y a également un moulin à eau remarquable.
Chéoux est un village de la commune de Rendeux.
Le village s'étire sur la colline surplombant la vallée de l'Ourthe entre une altitude de 260 à 395 m.
La première appellation de Chéoux apparaît sous la forme Chyouet.
Cette toponymie proviendrait de Sigudis, du nom du propriétaire d'une villa présente au 10è siècle à cet endroit.
Eglise de style néo-gothique en moellons de grès et calcaires réglés construite en 1886 sur les plans de l’architecte Rémont en 1877.
L’aménagement fut réalisé par L. Kroll en 1964.
La même année fut ajoutée la croix processionnelle et le chandelier pascal qui sont l’œuvre de E. Souply.
Elle indique :
"1945 - 1995 CHÉOUX ET WAHARDAY SE SOUVIENNENT QUE DES HOMMES ET DES FEMMES ONT SOUFFERT. C’EST DANS LA NOTION D’HUMANITÉ QUE TOUS LES PEUPLES DOIVENT SE RENCONTRER."

La disparition du château fait suite à un incendie.
A part quelques fondations encore visibles, il n’existe plus de nos jours mais une chapelle castrale a été bâtie à leur emplacement, par l’abbé Charles Jamotte, en 1639. Elle fut consacrée le 27 septembre 1660.
Comme relique, on y trouve un morceau de la tête de Saint-Thibaut ainsi que de la Sainte-Croix. C’est un pèlerin et ermite qui est mort en 1066 et canonisé en 1073.
Le maître-autel a été offert en 1730 par Jean Ernest de Loewenstein.
La statue du Christ en croix et la Vierge datent quant à elles du 17è.
Près de la chapelle se trouve un bâtiment pour y accueillir les pèlerins : l’ermitage. L’ermite Fulgence Meunier, de l’ordre de Saint-Benoît, y vécut jusqu’à sa mort en 1929. Il fit 3 fois le trajet vers Saint-Jacques de Compostelle pédestrement.
Le dernier ermite, Jean-Gabriel Lardinois y est décédé en 1968. Il vivait des dons des pèlerins.
Autrefois haut lieu de pèlerinage, surtout lors du jour de l’Annonciation (25 mars), de la Sainte-Croix (3 mai) et de la Fête de Saint-Thibaut (1 juillet), il subsiste aujourd’hui celui du 1 julllet ou du premier samedi du mois.
Il est situé à la lisière de la forêt, sur un plateau au-dessus d’un versant assez abrupt, au fond duquel coule le Ruisseau de Royen. On y découvre plusieurs fermes-bloc des 18è, 19è et 20è siècle. De nombreux panoramas sur l’Ourthe sont offerts depuis ce village. Une ferme vivante y accueille des animaux en détresse. Familles et enfants peuvent y apprendre les soins à leur donner et la culture de légumes bio.

De nombreux vitraux datant des années 1980 apportent à l’intérieur un beau bouquet de couleurs chaudes. Plusieurs statues, tableaux, retables méritent qu’on s’y attarde, notamment à droite et à gauche du chœur, des statues en bois de tilleul représentant la Vierge et Saint-Nicolas, parton de la paroisse.
Source : eglisesouvertes.be