Et voici un périple majoritairement forestier, de part et d’autre de la Lhomme, en Ardenne profonde, avec la traversée des villages de Transinne et Arville.

Marie Gobaille est condamnée à être brûlée, lot de toutes les sorcières révélées durant ces temps obscurs.
Ne l’entendant pas de cette oreille, elle se transforme en cheval et comme une furie, elle commence à semer la terreur dans toute la région de l’ouest de Saint-Hubert : Smuid, Mirwart, Arville, aucun de ces petits villages pourtant d’ordinaire si paisibles, cloisonnés au beau milieu de l’immense forêt ardennaise n’échappe à sa colère.
Excédé, le mayeur d’Arville décide de mener une expédition punitive, afin de la capturer.
Il réunit donc les habitants des villages alentours. Ceux-ci s’arment de bâtons et prennent leurs loups apprivoisés au bout de leur laisse.
Traquée de toutes parts, flairée par les loups, elle finit par être repérée en plein cœur de la forêt.
Sans coup férir, l’un d’entre eux plus hardi parvient à lui trancher la tête à l’aide de sa faux.
Fiers de l’avoir mise hors d’état de nuire, les chasseurs de sorcières promènent sa tête au bout d’un pieu dans tout le village de Mirwart.
C’est depuis lors que les habitants de Mirwart sont appelés les « tièsses di t’chvâ », les têtes de chevaux tandis que les habitants de Smuid sont appelés les Loups !
Cette légende fantastique est rappelée chaque année à l’occasion du carnaval.

Elle fait l’objet d’un pèlerinage.
Sur sa façade sont apposés des poèmes et des prières.
Notre Chapelle.
Je te veux loin du bruit
dans un coin perdu de nos forêts
un sentier doit y conduire ;
un de ces sentiers étroits où l’on
marche l’un derrière l’autre,
perdu dans sa pensée ou bien dans
la vision des choses qui nous entourent.
Notre Dame de Bon Secours
Notre Dame de Bon Secours,
Je venais vous dire bonjour,
J’avais besoin d’un peu d’amour,
Comme l’enfant qui voit le jour.
Pas besoin de m’agenouiller
devant vous,
Je sais que vous m’entendez
c’est tout,
Dans cette petite chapelle
du Cheny du Mont,
Faites qu’entre les hommes
nous nous aimions.
Sans la stupidité de tous ces gens,
On supprimerait les barreaux
de devant,
Vous n’avez pas le droit
d’être enfermée,
Vous Notre Mère la bien aimée.
Me voilà tout seul au milieu des bois,
Et pourtant j’entends bien votre voix,
Je veux vous suivre sur ce chemin-là,
Celui où seul l’Amour est Roi.

A l’intérieur se trouve un maître-autel de style Louis XIII.
Le presbytère se trouve au n°56 de la Rue Saint-Gilles.

Elle a une longueur de 81,50, une largeur de 30,50 m et mesure 65 m de hauteur.
Elle comporte 5 nefs, un déambulatoire et 13 chapelles rayonnantes.
A l’intérieur, les coûtes sont en brique.
Le cénotaphe est en marbre de Saint-Hubert.
Il y a également des stalles de 62 places décorées de 18
panneaux sculptés.
Le Maître autel est de style baroque.
Le trésor comprend des pièces très anciennes.

Les colonnes ioniques en marbre reçoivent les arcades des trois avant-corps.
Les fenêtres de l’étages sont coiffées de frontons alternativement courbes et triangulaires.
Les façades latérales sont dotées de frontons triangulaires et chronogrammes mentionnant le nom de l’abbé bâtisseur : Célestin de Jong et date de construction (1729).
La façade supérieure est surmontée d’un fronton courbe qui porte la devise de l’abbé : "Amore non timore" : "Par l’amour et non par la crainte" et le millésime 1729, année de reconstruction de l’abbaye.
Propriété de l’Etat : siège des Archives du Royaume et des Services culturels de la Province de Luxembourg.